mardi, 02 août 2011

L'utilité de la promenade.

Le chien mémorise et enregistre très vite les petits signes qui annoncent le départ pour la promenade quotidienne. Il sait aussi qu'il va pouvoir se dégourdir les pattes, se soulager et surtout plonger dans un univers d'odeurs à explorer. L'excitation dont -t'il fait preuve est à la hauteur du plaisir qu'il éprouve. Rares sont les chiens adultes en  bonne santé réticents à l'idée d'une promenade, même parmi ceux qui disposent d'un jardin. Au-delà du fait que la durée des sorties doit être suffisante pour apporter le nécessaire exercice physique, leur aspect social et relationnel est fondamental. Ainsi, les balades permettent aux chiens d'être des chiens épanouis. Lu dans "Guide pratique du comportement du chien" Beaumont-Graff et Massal.

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08:00 Écrit par gootchai dans Ethologie, Les zouzous | Lien permanent | Commentaires (25) |  Facebook |

mardi, 19 juillet 2011

Pouce, je suis dans mon panier!!!

Pour que le chien accepte d'occuper un rang social moins élevé, il a besoin de pouvoir se retirer , se mettre à l'écart, conformément au protocole canin. Ses zones de refuge(panier,couverture..)doivent être respectées de tous, adultes comme enfants. Il n'est pas question d'imposer au chien coucher dans son panier la présence de l'enfant, car cette intrusion le mettrait mal à l'aise.
Les chiens habitués aux enfants sont dans l'ensemble remarquablement tolérants.Cette tolérance n'est pas une soumission, mais une inhibition naturelle vis-à-vis des individus immatures. Elle s'exprime par une très grande patience: nous avons tous en tête des images de chiens se laissant tordre les oreilles, tirer la queue, chevaucher à califourchon. Leur patience peut cependant connaître des limites.Le chien peut avoir des douleurs ou se sentir irrité pour différentes raisons, et désirer mettre fin au harcèlement subi.Il faut donc lui laisse la possibilité de se retirer dans un endroit,son panier par exemple, où il peut être assuré de n'être dérangé sous aucun prétexte.
C'est aux parents de veiller à ce qu'il existe au moins un lieu de ce type, aisément accessible pour le chien. Celui-ci, en s'y installant, peut signifier "Pouce!!Maison!On ne joue plus!!!"Il revient donc aux parents d'enseigner le respect de ce lieu à leurs enfants, dès leur plus jeune âge.
Si le chien s'est réfugié dans ce lieu d'isolement et que l'on souhaite le caresser , le faire jouer,ou lui dire bonne nuit, il est impératif de l'appeler et de l'inviter à venir un peu plus loin. Les enfants acceptent facilement cette politesse élémentaire, que l'on peut présenter comme une règle du jeu , un respect de l'humeur du chien.C'est en sortant de son panier, en quittant cette zone, que le chien montre qu'il accepte l'invitation.Dans le cas contraire, mieux vaut le laisser : au moins, il sait qu'on le respecte, ce qui le rassure. En revanche, s'il se sent agressé , il peut se montrer menaçant. Lu dans guide pratique du comportement du chien de Beaumont-Graff et Massal
 
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jeudi, 07 juillet 2011

Le bâillement de votre chien!!!

Le bâillement dont il est ici question ne comporte aucunes connotations craintive, dominante ou agressive. C'est très exactement le contraire d'une menace : la réponse qu'un chien non désireux de se battre adresse à celui de ses congénères qui lui envoie des signaux agressifs. Alors que le compagnon humain du sujet qui se met à bâiller n'y voit trop souvent qu'une preuve de nonchalance ou de profond désintérêt, il s'agit bel et bien d'une tentative d'apaisement (à ne pas confondre avec un signe de soumission) qui a généralement pour effet d'amener le chien belliqueux à de meilleurs sentiments. Il n'est pas rare qu'après avoir un peu hésité sur la conduite à tenir, il adopte assez vite une attitude plus cordiale. Il arrive également qu'un chien dominant prenne l'initiative de ce geste de paix auquel correspond parfois le bâillement. Imaginons qu'un tel chien approche un non-dominant et que celui-ci, inquiet, s'emploie à protéger ce qui l'occupait jusqu'alors (de la nourriture, par exemple). Le dominant peut alors se mettre à bâiller, afin peut-être de marquer qu'il n'a nullement l'intention de jouer les trouble-fête. Quoiqu'il en soit, ce comportement suffit généralement à tranquilliser l'autre. Pour en terminer sur ce point, j'ajouterai que les chiens ne sont pas insensibles à nos bâillements.

Témoin cette anecdote, survenue lors d'une émission de télévision à laquelle je participais. Il s'agissait de débattre des affinités éventuelles entre les traits de caractère humains et les préférences pour telle ou telle race de chien, et nous étions plusieurs à avoir été invités avec nos chiens pour parler des rapports que nous entretenions avec eux et des raisons pour lesquelles nous les avions choisis. Au moment où je suis arrivé sur le plateau, trois chiens et leurs maîtres s'y trouvaient déjà. Je devrais prendre place le présentateur de l'émission et une dame, propriétaire d'un Rottweiler de belle taille. Comme je m'asseyais, le molosse poussa un grondement sourd, et, les yeux plantés dans les miens, commença à retrousser les babines et à montrer les crocs. Lui qui ne devait déjà guère apprécier l'étrangeté de la situation considérait sûrement comme un affront innommable le fait qu'un inconnu s'installe près de lui avec autant de désinvolture. Il me signalait donc qu'il me trouvait sans-gêne et voulait que je m'éloigne. Malheureusement, cela m'était impossible. De plus, comme il ne restait que une ou deux minutes avant que nous passions à l'antenne, je n'avais absolument pas le temps d'engager le petit rituel de salutations auquel je me livre d'habitude pour lier connaissance avec un chien. En désespoir de cause, je me contentai de détourner les yeux afin de ne plus croiser le regard de mon voisin et je bâillai ostensiblement. Le chien qui me fixait toujours se mit à ciller. A mon tour, je clignai des paupières et, calmé, il s'allongea par terre, la tête calée sur mon pied. J'étais sauvé.  Stanley Coren

DSC_0098-1.JPGLe creu du Van dans le Jura suisse.

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samedi, 07 mai 2011

Le saviez vous....

Le  chien qui ne supporte pas la séparation d'avec ses maîtres ne s'ennuie pas forcément. Les troubles du comportement liés à la séparation relèvent le plus souvent de trois grandes catégories:

*des relations sociales perturbées: le chien ne tolère pas que l'on quitte le groupe sans son autorisation.

*une dépendance trop importante vis-à-vis de son maître: son absence est insupportable

*une hyperactiviité: le chien n'est pas capable de se contrôler tout seul, et personne n'est présent pour le canaliser. Lu dans"Guide du comportement du chien " de Dr E.Beaumont-Graff et Dr Nicolas Massal.

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mardi, 29 mars 2011

Le saviez vous....

Pour le chien, les enfants ne peuvent pas être les "dominants", car ils n'ont pas atteint la maturité sexuelle. Le chien est capable de percevoir le passage à la puberté, ainsi que le sexe d'une personne grâce à des éléments olfactifs qui le lui indiquent. Il peut ainsi classer les humains en mâles ou en femelles, adultes, jeunes ou juvéniles, avec les prérogatives, les tolérances et les devoirs qui correspondent à ces statuts.

Pour cette raison , les chiens sont très tolérants vis-à-vis des enfants. Cette tolérance décroît progressivement jusqu'à l'adolescence. Ainsi , pour le même comportement( se faire tirer les poils par exemple), le chien se laisse faire par un bébé sans rien dire, tente d'arrêter délicatement un jeune enfant, mais sanctionne sévèrement un adolescent. Lu dans "guide pratique du comportement du chien "de Beaumont-Graff et Massal.

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samedi, 19 mars 2011

Le chien et le chat!!

Chiens et chats sont des prédateurs carnivores, mais le chien est un chasseur social et le chat est un chasseur solitaire. Cela implique que le chien a un bagage de communication sociale que le chat n'a pas , parce qu'il n'en a pas besoin. Ainsi , si tous les deux manifestent leur sureté  de soi par une position haute et leur insécurité par une position basse, le chien peut en user volontairement comme un rituel pour stopper un conflit,alors que le chat ne le peut pas. Quand les chien se couche, immobile, n cas de conflit,c'est pour demander de stopper l'interaction sociale ( l'attaque); quand le chat se couche, immobile, c'est en défense maximale, toutes les armes prêtes à être dégainées.

Si le chien se couche sur les antérieurs, le derrière relevé et la queue battante, c'est pour demander à jouer; mais le chat ne connait ppas cette posture, sauf pour s'étirer, pétrir et aiguiser ses griffes.

Si chiens et chats sont tous deux  des prédateurs de proies en mouvements, le chat chasse seul des proies plus petites que lui, et le chien chasse seul des petites proies ou en groupe des proies de sa taille ou plus grande que lui. Le chien chasse le chat alors que le chat chasse peu le chien. Mais il n'est pas impossible pour un gros matou de chasser , tuer et manger un chiot d'une race naine. Les chiens tueurs de chats sont plus nombreux que les chats tueurs de chiens.

Malgré ces divergences dans la personnalité et la communication, chiens et chats peuvent cohabiter et même s'apprécier. Lu dans " tout sur la psychologie du chien " par Joël Dehasse!!

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mardi, 01 mars 2011

Le chien joue.......

Le chien joue. Le jeu est une combinaison de comportements empruntés à tous les niveaux d'activité du chien-séquences de chasse,d'agression , de poursuite...-, mais avec une constance: il n'est pas sérieux, il perd sa qualité de jeu.

Un animal joue quand il a le temps de jouer. Les jeunes animaux jouent parce que les parents s'occupent de leur survie, de les chauffer,de les nourrir, de les sécuriser et qu'ils ne sont pas encore soumis aux exigences des instincts de chasse et de sexualité.

Les adultes jouent quand ils ont comblé leurs besoins d'urgence et les exigences instinctives. Alors ils ont du temps pour jouer. Le jeu est dès lors une sorte de passe-temps, de dérivation contre l'ennui; il permet d'assouvir son besoin d'activité;

Le jeu sera notre allié pour guider le chien vers des activités plaisantes tant pour lui que pour nous. Après être lentement sortis , au cours des derniers millénaires, du mode urgence, et en avoir sorti nos chiens de famille, nous n'allons pas y retourner ou y faire retourner nos chiens. Gardons notre civilisation avec toutes ses qualités, une d'entre elles étant de nous avoir libérés de la survie au quotidien et de nous donner la possibilité de développer nos talents créateurs, qui révèlent notre véritable personnalité. Profitons de notre temps libre pour inventer des jeux créatifs pour nos chiens. Le monde ludique est notre meilleur atout: il donne une activité agréable et change l'humeur de tous les participants.c'est extraordinairement puissant!!!!

Lu dans "Mon chien est heureux"De Joël Dehasse.

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08:04 Écrit par gootchai dans Ethologie, Les zouzous | Lien permanent | Commentaires (38) |  Facebook |